Grand caprice météorologique arctique

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Blog du 14 juillet 2015 – Atkinson point, toujours et encore

Grand caprice météorologique arctique…

Dimanche 12 juillet

Enfin, après une semaine de mauvaise météorologie, le soleil nous offre à nouveau la chaleur de ses doux rayons lumineux. Quel bonheur de voir notre étoile dans le ciel enfin dégagé. Aujourd’hui, première journée agréable et sans moustiques. Juste magique. J’en profite pour sortir mes réserves de vivre pour les troisièmes et quatrièmes semaines. Cela me permet de refaire le plan de chargement de mon kayak et de délester un peu l’avant de mon bateau Nautiraid, pour m’éviter de trop enfourner lorsque la mer est forte.

Pour laisser une petite trace de notre escale forcée, je décide de construire un banc. Je pars à la recherche des précieux matériaux et le hasard met sur mon chemin tout ce dont j’ai besoin. Poutre, pieds, et même des clous. Après quelques heures de travail mon banc est terminé. Je suis content de mon travai, qui, je l’espère, aura une longue vie utile à Atkinson Point.

Lundi 13 juillet

Les prévisions météo sont à nouveau complètement fausses. Nous devrions avoir plus de 25 nœuds de vent et de la pluie alors que ce matin c’est le calme plat. Ici, c’est vraiment impossible d’utiliser les prévisions météorologiques. Impossible de partir, car les prévisions sont toujours aussi mauvaises. Les choses se compliquent et il va nous falloir prendre une décision.

Mardi 14 juillet

Météo toujours aussi mauvaise et pas d’accalmie pour les prochains jours à l’horizon. Si nous ne pouvons pas partir rapidement il nous faudra probablement faire demi-tour. Nous profitons de cette énième journée d’attente pour signer les courriers de notre expédition postale, ici à Atkinson Point, ancienne base militaire d’observation de l’armée Canadienne entre 1957 et 1963.

Raphäel

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Merci au journal Le Monde et à la journaliste Audrey Garric de nous interroger et de nous citer!

J’aimerais rappeler aux scientifiques interrogés et critiques à l’égard de nos activités que les grandes découvertes scientifiques qu’elles soient géographiques, biologiques ou archéologiques ont souvent été réalisées sans le cadre de rigueur méthodologique tel qu’il existe aujourd’hui. Prenons l’exemple de Charles Darwin. Lorsqu’il embarque à bord du HMS Beagle, il n’a pas de problématique scientifique clairement définie comme on l’exigerait aujourd’hui. Il est là pour observer, collecter, documenter. Et pourtant, ses travaux vont profondément transformer notre compréhension de l’évolution des espèces. Je trouve dommageable, pour la science elle-même, de vouloir aujourd’hui restreindre ce type de démarche. Il est vrai que certains aventuriers ou prétendus explorateurs abusent de ces titres. Pire, certains manquent de rigueur, exagèrent, voire tombent dans des formes de mythomanie. Mais cela reste, heureusement, des exceptions. Pour moi, la vraie question est celle du point de départ : soit vous cherchez à démontrer une approche d’écologie expérimental ou à soutenir une démarche scientifique, et dans ce cas l’aventure est une conséquence, pas un objectif ; soit vous cherchez avant tout à vivre une aventure, et vous tentez ensuite de lui donner du sens ou de la financer. Mais ce débat existe aussi dans la science elle-même : le...

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