2016, c’était ça !

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En décembre, les rues s’animent, les odeurs changent, celle de la cannelle se marie à la senteur de la mandarine. 

Une sorte d’excitation générale s’empare des gens. Chacun a un but mais surtout un objectif précis : terminer son année de la meilleure des façons.

Face à un thé chaud, je n’échappe pas à la règle. C’est dans cette douce folie que je décide de prendre mon clavier pour faire mon bilan et imaginer ce que 2017 pourrait être. Accompagné de mon fidèle agenda, il me relate les moments importants parfois avec un mot et d’autres fois avec des notes très complètes. Je souris à sa lecture et décide de sortir ces quelques moments qui ont fait mon année 2016.

Mars 2016:

Le Parlement européen de la jeunesse pour l’eau.

Je reçois un mail de la part du Parlement européens de la Jeunesse pour l’eau. 90 jeunes de 17 pays différents, ils sont réunis à Burier (VD) pour réfléchir à l’avenir de notre Planète.

Extrait: Cher Monsieur Domjan, cette année le Parlement Européen se tient en terre vaudoise, nous serions ravis de vous recevoir pour une conférence sur votre tour du monde en bateau solaire. Je n’ai pas hésité un instant. Deux semaines plus tard, je me retrouve face à ces jeunes venus de toute l’Europe qui se sont engagés à mettre sur pied des projets concrets pour aider leur pays respectif. Un joli moment!

Parlement européen de la jeunesse pour l'eau

 

Direction Moscou.


La mission solaire Solarstratos avance, je suis en Russie pour essayer ma combinaison spatiale. Je découvre l’armure qui me permettra d’atteindre la stratosphère. Accompagné de Michael Lopez Alegria, le Directeur de vol, nous entrons dans un univers qui a vu déjà de nombreuses belles réussites spatiales.

Avril 2016


Happy birthday Horus!

Nous avons fêté les 15 ans de Horus Networks Sàrl, l’entreprise que j’ai co-fondée avec mon frère Alexis. Nous étions persuadés que l’avenir devait se faire sur des critères écologiques et humains s’inscrivant dans le cadre du développement durable. 15 ans plus tard, nous y croyons encore plus que jamais .

www.horus.ch


Mai 2016

35’000 mètres d’altitude pour Happy Lilly et un verre de vin.

Le samedi 7 mai 2016 à 9h45, à Châtel-St-Denis, nous vivons notre première mission stratosphérique qui consistait à envoyer, à plus de 35’000 mètres d’altitude, un ballon équipé de deux cellules photovoltaïques et de caméras. Le but de la mission était de tester les effets de la très haute altitude sur les cellules solaires du futur avion SolarStratos et réaliser des images de la Suisse vue de la stratosphère.

Juin 2016

Mon ami, Bertrand Piccard.

Avec Raymond Clerc dans le fief de Solar Impulse à Monaco

Il est en train de réaliser un exploit. La première traversée de l’Atlantique sans escale à l’énergie solaire. Je prends l’avion pour rejoindre son équipe à Monaco. J’ai le privilège de lui parler et d’assister à cet exploit depuis le centre névralgique. Je vais vivre ce moment historique avec la Solar Impluse team.

Juillet 2016 

Next stop, le Sénégal.

image

Engagé comme ambassadeur avec 12 autres personnalités romandes pour une ONG lausannoise, je vais vivre plus de 10 jours dans les conditions d’une population agricole, sans eau ni électricité. Notre seule ressource est un panneau solaire qui n’est pas réellement bien installé. Nous allons, en compagnie de Christophe Ballif, le remettre en état de fonctionner. Je rentre la tête pleine d’images et de sourires sénégalais.

Août 2016 

Un astronaute avec Air Zero G, Bordeaux.

vol zero g

Au-delà de se sentir comme un astronaute, j’ai pu, sous la responsabilité du Dr Patrick Schoettker, responsable médical de SolarStratos, tester du matériel médical pour le compte de notre partenaire, le CSEM. Il y a parfois des moments que l’on ne peut pas décrire si l’on ne l’a pas vécu, celui-ci en fait partie.

Octobre 2016

Un hangar: 

La construction du hangar prend forme sous le soleil payernois. Je vois les grandes structures métalliques prendre forme à une vitesse folle.

construction hangar

 

Quelques escales plus tard:

J‘arrive en Polynésie française pour la Fête de la Science. Ce voyage sonne différemment, je me suis arrêté ici il y a quelques années avec PlanetSolar, je retrouve les gens que j’ai rencontré durant ma première « folie ». Je mets le cap sur Cap sur Raroia, cette île perdue dans le Pacifique Sud, qui a vu le radeau le « Kon-Tiki » terminer son périple. Un livre que j’ai dévoré des centaines de fois et qui, je dois l’avouer, est à l’origine de ma soif d’exploration.

raroia Kon Tiki
             l’Ile de Raroia qui m’a tant fait rêver

Décembre 2016:

Un roll out: 

L‘avion est prêt, j’aime sa forme, son élégance. Il est présenté au public. Il s’en est passé des choses en 2016, je pourrais continuer cette liste avec les séances d’équipes, les entraînements en soufflerie, les gens que j’ai rencontrés, les sauts en parachute, les vols d’entraînement, les multiples conférences…

Ma tasse de thé est maintenant froide, Je souris à l’idée de voir arriver 2017.

Ma résolution:

Ne pas en avoir. Je vais continuer de croire aux énergies renouvelables et composer avec les éléments que la vie nous apporte. J’en suis convaincu; la sagesse de demain sera à l’image de notre sagesse d’aujourd’hui.

MERCI!

Merci à vous de me soutenir, de me lire et de faire en sorte que mes rêves prennent vie.

Je vous souhaite à tous de Belles fêtes de fin d’année et vous à dit à l’année prochaine.
Raphaël.

Autres articles

Merci au journal Le Monde et à la journaliste Audrey Garric de nous interroger et de nous citer!

J’aimerais rappeler aux scientifiques interrogés et critiques à l’égard de nos activités que les grandes découvertes scientifiques qu’elles soient géographiques, biologiques ou archéologiques ont souvent été réalisées sans le cadre de rigueur méthodologique tel qu’il existe aujourd’hui. Prenons l’exemple de Charles Darwin. Lorsqu’il embarque à bord du HMS Beagle, il n’a pas de problématique scientifique clairement définie comme on l’exigerait aujourd’hui. Il est là pour observer, collecter, documenter. Et pourtant, ses travaux vont profondément transformer notre compréhension de l’évolution des espèces. Je trouve dommageable, pour la science elle-même, de vouloir aujourd’hui restreindre ce type de démarche. Il est vrai que certains aventuriers ou prétendus explorateurs abusent de ces titres. Pire, certains manquent de rigueur, exagèrent, voire tombent dans des formes de mythomanie. Mais cela reste, heureusement, des exceptions. Pour moi, la vraie question est celle du point de départ : soit vous cherchez à démontrer une approche d’écologie expérimental ou à soutenir une démarche scientifique, et dans ce cas l’aventure est une conséquence, pas un objectif ; soit vous cherchez avant tout à vivre une aventure, et vous tentez ensuite de lui donner du sens ou de la financer. Mais ce débat existe aussi dans la science elle-même : le...

De Rivaz à Domjan

En 1807, un inventeur suisse du Valais, François Isaac de Rivaz, imagine le premier moteur à combustion fonctionnant à l’hydrogène et l’oxygène. Une invention brillante… qui allait changer le monde. Deux siècles plus tard, nous devons inventer la prochaine révolution énergétique. Si mes aventures solaires , de PlanetSolar à SolarStratos, peuvent modestement inspirer quelques personnes à croire en l’énergie solaire et à oser explorer de nouvelles voies, alors l’aventure en aura valu la peine. L’histoire des pionniers continue de s’écrire. Et le soleil n’a pas fini de nous montrer le chemin. Et j’avoue être très heureux d’être, pour l’instant, le plus jeune de ces pionniers. Je me réjouis surtout de voir cette liste s’agrandir et de découvrir de nouveaux jeunes pionniers suisses se lancer à leur tour dans l’aventure.

Nos aventures ont pris de la O teur !

Un immense merci au journal Le O et au journaliste Patrick Fischer pour cet article qui raconte cette trajectoire, ses défis et sa vision.

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