12 décembre 2015, COP21, un pas de géant pour l’humanité

Raphaël Domjan > News > 12 décembre 2015, COP21, un pas de géant pour l’humanité

Un traité contraignant ratifié par 195 pays vient de voir le jour à Paris, après plus 12 jours de négociations. Son objectif est favorable et visionnaire pour notre environnement. Alors que les limitations à 2C° de réchauffement globale semblaient être un but ambitieux, notamment grâce à l’initiative d’un groupe de petits pays, comme la Suisse et la principauté de Monaco, les 195 pays signataires ont réussi à se concilier sur un traité limitant la hausse des températures à 1,5C° en moyenne d’ici à 2100. Il s’agit d’un bond de géant dans les contraintes pour réussir le tournant énergétique et de la durabilité qui va obliger l’humanité à tout mettre en œuvre pour réussir à contenir et à réduire ses gaz à effet de serre.

Ce jour est extraordinaire et historique, car cet accord démontre que notre civilisation est capable du pire comme du meilleur, comme l’avaient prédit Jules Verne et Albert Einstein, le monde aura le choix et la capacité de tout détruire, mais aussi de se sauver de lui-même. Aujourd’hui, nos chefs d’Etat ont fait le choix de tenter de tout sauvegarder.

Je remercie tous les scientifiques qui ont alarmé le monde des risques pour notre environnement que représentait l’utilisation des énergie non renouvelables, toutes les personnes qui mettent en œuvre des solutions de tout genre et à tous niveaux pour changer, tous les diplomates et les chefs d’Etats qui ont su décider aujourd’hui de prendre le risque politique de choisir une solution à long terme, quitte à essuyer des critiques à court terme.

Nous n’avons pas encore gagné notre combat contre notre mégalomanie énergétique, mais nous avons décidé de tenter de nous sauver. Cela implique que nous avons pris désormais tous conscience des changements climatiques, et que les solutions existent.

 

 

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Merci au journal Le Monde et à la journaliste Audrey Garric de nous interroger et de nous citer!

J’aimerais rappeler aux scientifiques interrogés et critiques à l’égard de nos activités que les grandes découvertes scientifiques qu’elles soient géographiques, biologiques ou archéologiques ont souvent été réalisées sans le cadre de rigueur méthodologique tel qu’il existe aujourd’hui. Prenons l’exemple de Charles Darwin. Lorsqu’il embarque à bord du HMS Beagle, il n’a pas de problématique scientifique clairement définie comme on l’exigerait aujourd’hui. Il est là pour observer, collecter, documenter. Et pourtant, ses travaux vont profondément transformer notre compréhension de l’évolution des espèces. Je trouve dommageable, pour la science elle-même, de vouloir aujourd’hui restreindre ce type de démarche. Il est vrai que certains aventuriers ou prétendus explorateurs abusent de ces titres. Pire, certains manquent de rigueur, exagèrent, voire tombent dans des formes de mythomanie. Mais cela reste, heureusement, des exceptions. Pour moi, la vraie question est celle du point de départ : soit vous cherchez à démontrer une approche d’écologie expérimental ou à soutenir une démarche scientifique, et dans ce cas l’aventure est une conséquence, pas un objectif ; soit vous cherchez avant tout à vivre une aventure, et vous tentez ensuite de lui donner du sens ou de la financer. Mais ce débat existe aussi dans la science elle-même : le...

De Rivaz à Domjan

En 1807, un inventeur suisse du Valais, François Isaac de Rivaz, imagine le premier moteur à combustion fonctionnant à l’hydrogène et l’oxygène. Une invention brillante… qui allait changer le monde. Deux siècles plus tard, nous devons inventer la prochaine révolution énergétique. Si mes aventures solaires , de PlanetSolar à SolarStratos, peuvent modestement inspirer quelques personnes à croire en l’énergie solaire et à oser explorer de nouvelles voies, alors l’aventure en aura valu la peine. L’histoire des pionniers continue de s’écrire. Et le soleil n’a pas fini de nous montrer le chemin. Et j’avoue être très heureux d’être, pour l’instant, le plus jeune de ces pionniers. Je me réjouis surtout de voir cette liste s’agrandir et de découvrir de nouveaux jeunes pionniers suisses se lancer à leur tour dans l’aventure.

Nos aventures ont pris de la O teur !

Un immense merci au journal Le O et au journaliste Patrick Fischer pour cet article qui raconte cette trajectoire, ses défis et sa vision.

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