Raphaël Domjan > Expéditions > Premiers tests

Jour 6 – 16 juin 2015

J’aime depuis toujours ce sentiment de liberté intérieure que procure le départ pour un grand voyage. Après ce long périple en avion, arrivée à Tuktoyaktuk. J’ai ici l’impression d’être sur le toit du monde. Mon regard se tourne sur l’océan Arctique encore pris dans les glaces de l’hiver boréal.

Nous sommes arrivés lundi en fin de journée, après un vol sous les nuages collés au relief, le paysage est irréaliste, des milliers de lacs ont parsemé cet endroit. Lorsque, par le petit hublot de notre avion, j’ai enfin pu découvrir l’océan Arctique et sa glace encore bien présente, on prend conscience du défi dans lequel on s’est engagé. La taille du passage du Nord-Ouest donne le vertige.

Mardi, nous avons pu monter nos kayaks, et j’ai pu lui faire prendre son premier bain de soleil. Mes batteries doivent être rechargées avant de partir.

Les prévisions météorologiques sont plutôt défavorables et la côte est encore prise par les glaces. On profite donc du temps à disposition pour les derniers préparatifs. Si les conditions le permettent, on imagine un départ en fin de semaine.

Alain, mon ami et photographe part samedi, merci à lui pour ces belles images.

Raphaël

Autres articles

Merci au journal Le Monde et à la journaliste Audrey Garric de nous interroger et de nous citer!

J’aimerais rappeler aux scientifiques interrogés et critiques à l’égard de nos activités que les grandes découvertes scientifiques qu’elles soient géographiques, biologiques ou archéologiques ont souvent été réalisées sans le cadre de rigueur méthodologique tel qu’il existe aujourd’hui. Prenons l’exemple de Charles Darwin. Lorsqu’il embarque à bord du HMS Beagle, il n’a pas de problématique scientifique clairement définie comme on l’exigerait aujourd’hui. Il est là pour observer, collecter, documenter. Et pourtant, ses travaux vont profondément transformer notre compréhension de l’évolution des espèces. Je trouve dommageable, pour la science elle-même, de vouloir aujourd’hui restreindre ce type de démarche. Il est vrai que certains aventuriers ou prétendus explorateurs abusent de ces titres. Pire, certains manquent de rigueur, exagèrent, voire tombent dans des formes de mythomanie. Mais cela reste, heureusement, des exceptions. Pour moi, la vraie question est celle du point de départ : soit vous cherchez à démontrer une approche d’écologie expérimental ou à soutenir une démarche scientifique, et dans ce cas l’aventure est une conséquence, pas un objectif ; soit vous cherchez avant tout à vivre une aventure, et vous tentez ensuite de lui donner du sens ou de la financer. Mais ce débat existe aussi dans la science elle-même : le...

De Rivaz à Domjan

En 1807, un inventeur suisse du Valais, François Isaac de Rivaz, imagine le premier moteur à combustion fonctionnant à l’hydrogène et l’oxygène. Une invention brillante… qui allait changer le monde. Deux siècles plus tard, nous devons inventer la prochaine révolution énergétique. Si mes aventures solaires , de PlanetSolar à SolarStratos, peuvent modestement inspirer quelques personnes à croire en l’énergie solaire et à oser explorer de nouvelles voies, alors l’aventure en aura valu la peine. L’histoire des pionniers continue de s’écrire. Et le soleil n’a pas fini de nous montrer le chemin. Et j’avoue être très heureux d’être, pour l’instant, le plus jeune de ces pionniers. Je me réjouis surtout de voir cette liste s’agrandir et de découvrir de nouveaux jeunes pionniers suisses se lancer à leur tour dans l’aventure.

Nos aventures ont pris de la O teur !

Un immense merci au journal Le O et au journaliste Patrick Fischer pour cet article qui raconte cette trajectoire, ses défis et sa vision.

Archives

Categories